Les TUAC 501 dénoncent le mépris de Sealy envers ses salarié(e)s

Montréal, le 27 mai 2026 — C'est avec indignation que le syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce, section locale 501 (TUAC 501), dénonce le manque flagrant de reconnaissance de l'employeur Sealy envers ses salarié(e)s à l'occasion de la fermeture prochaine de son usine.

Le lundi 27 avril dernier à 8 h 30, des travailleur(euse)s se sont présenté(e)s au travail pour apprendre qu'ils perdaient leur emploi, avec pour seul filet le strict minimum prévu par la loi. Parmi eux, des salarié(e)s cumulant 15, 20, 25, 30, 35 et même 40 années de service. Des hommes et des femmes qui ont usé leur corps dans un milieu de travail physiquement exigeant, année après année, pour faire rayonner la marque Sealy.

Ce qui rend la situation d'autant plus révoltante, c'est que cette fermeture n'est pas motivée par des difficultés financières. Sealy délocalise sa production et investira dans la construction d'une nouvelle usine à Toronto. L'argent est donc bel et bien au rendez-vous, mais manifestement pas pour reconnaître ceux et celles qui ont contribué pendant des décennies à la prospérité de l'entreprise. 

Pourtant, la demande des TUAC 501 était claire et juste : une semaine d'indemnité par année de service. En guise de réponse, l'employeur n'a offert qu'une seule semaine d'indemnité aux salarié(e)s cumulant moins de 15 années d’ancienneté et deux semaines pour les salarié(e)s cumulant 15 années d’ancienneté et plus. Une réponse ridicule et indigne d'une entreprise de cette envergure, qui a manifestement les moyens de ses ambitions, mais pas celui de reconnaître à leur juste valeur les années de loyauté et de sacrifices de ses travailleurs et travailleuses. 

« Je suis en colère et je me sens profondément méprisé par un employeur à qui j'ai donné plusieurs décennies de ma vie. Sealy a les moyens de construire une nouvelle usine à Toronto, mais pas celui de reconnaître nos années de service. Ce geste de reconnaissance, nous le méritions. Ce que l'on nous offre est une insulte », a déclaré Gaétan Déry, délégué syndical à l’usine Sealy de Saint-Narcisse.

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Traiter de manière identique un salarié comptant deux ans de service et un autre en comptant quarante, c'est nier totalement leur contribution. Un employeur qui a les moyens d'investir dans une nouvelle usine à Toronto a certainement les moyens de reconnaître avec dignité ceux et celles qui ont bâti son succès. Les TUAC 501 défendront leurs membres avec toute la vigueur nécessaire.

Isabelle Roy, présidente des TUAC 501

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